Un icebreaker est très utile pour créer une bonne ambiance en réunion comme lors d’un atelier de créativité. Cette activité assez courte sous la forme d’un jeu permet à chaque participant d’être à l’écoute des autres et de s’échauffer avant de passer à l’action de manière collective.

J’imagine que vous avez déjà constaté qu’il n’est pas toujours évident de se lancer dans une séance de créativité à froid. On a tous besoin d’un peu des temps pour s’échauffer et « rentrer » dans l’exercice. D’autant plus lorsque la séance commence tôt le matin et que nous ne sommes pas tout à fait réveillés. 

Lors d’un exercice de créativité, il arrive aussi que les acteurs ne se connaissent pas. Pour le coup, il est important de créer des liens pour justement « briser la glace » et favoriser les échanges. Pour que l’intelligence collective s’exprime, il est essentiel de détendre l’atmosphère et apprendre à se connaître un minimum.

L’objectif d’un icebreaker est donc de permettre à chacun de chauffer son cerveau et ne pas avoir peur de penser hors du cadre. Mais le bénéfice le plus important est de créer des connexions dans le groupe pour favoriser les échanges et que tout le monde se sente à l’aise. En somme, c’est un moment privilégié pour apporter une énergie propice à l’expression de l’intelligence collective.

Un icebreaker, c’est quoi au juste ?

Un icebreaker signifie littéralement « brise glace ». C’est un moment privilégié – sous la forme d’un jeu – bien utile avant d’amorcer un exercice à mener collectivement. D’ailleurs, il existe des icebreakers pour tous types de réunion. Je parlerai surtout de l’intérêt de cette technique pour amorcer un exercice de créativité. C’est un excellent moyen pour lancer votre atelier sur les chapeaux de roue.

Créer un climat serein 

Une séance de créativité doit se dérouler dans un bon état d’esprit pour être efficace. L’icebreaker est justement un excellent moyen pour créer un climat serein avant une réunion.

C’est aussi l’occasion de créer un climat de confiance pour pouvoir permettre à chacun de s’exprimer sans retenue, sans avoir peur du jugement. L’idée est de favoriser la bienveillance pour libérer la créativité. C’est un point important pour tous ceux qui éprouvent une certaine timidité face à l’exercice ou tout simplement introverti de nature. 

L’avantage de commencer par un jeu permet de laisser ses problèmes à la porte de l’atelier. On se sent rapidement plus léger pour partir ensuite sur de bonnes bases. Cela permet aussi de s’extraire du rôle de chacun, quels que soient le poste ou les responsabilités dans l’entreprise. Bref, on est tous logés à la même enseigne. 

Développer la cohésion du groupe

Si vous organisez un atelier de créativité, c’est que vous avez probablement l’idée de tirer profit de l’intelligence collective. Pour cela, il est important que chaque participant prenne le temps de s’intéresser aux autres. Se connaître un minimum est bien utile pour ensuite mieux se comprendre.

Le simple fait d’amorcer le dialogue entre des personnes qui doivent travailler ensemble favorise le partage. Cette démarche d’ouverture est propice à une coopération prolifique. D’ailleurs bien souvent, plus l’expérience est forte, plus le groupe est soudé et se met facilement à coopérer.

Ce besoin de cohésion est particulièrement nécessaire lors d’un challenge d’innovation où les participants ne se connaissent pas toujours. Le challenge est de réussir à faire travailler ensemble des gens de profil parfois très différent. L’icebreaker est d’un grand secours dans ces cas-là pour souder l’équipe en réunion.

Échauffer la créativité

On demande souvent aux participants de sortir du cadre pour innover, mais ce n’est pas quelque chose de naturel pour tout le monde. Il faut dire que la vie quotidienne nous invite bien souvent à faire le contraire en suivant des règles, des procédures ou des standards.

C’est la raison pour laquelle un icebreaker peut se révéler précieux. Il permet de s’échauffer et de sortir de sa zone de confort. Car pour oser proposer des idées en rupture et exploiter les potentiels d’une méthode de créativité il vaut mieux y être préparé.

L’air de rien, un icebreaker permet à chacun de passer à l’action et donc d’agir. Pour certains, cela représente un véritable changement de posture : c’est-à-dire écouter puis trouver des solutions collectivement. C’est utile, car tout le monde n’est pas « cablé » comme ça ! 🙂

Comment intégrer un icebreaker dans une réunion

Le rôle de l’animateur

L’animateur a un rôle essentiel dans la démarche de l’icebreaker. Tout d’abord pour le choix du jeu, mais aussi pour son bon déroulement. Cette méthode est aussi un bon moyen de renforcer le rôle de l’animateur qui apporte un certain savoir-faire pour faciliter la production d’idées.

Ensuite, pour que l’exercice soit apprécié et utile, la démarche doit être fluide. Pour ça, il est important de faire simple et surtout d’être clair sur les règles du jeu. Une petite répétition peut se révéler précieuse pour faciliter l’animation de l’exercice.

Le choix de l’icebreaker

Pour le choix de l’icebreaker, je vous conseille de bien y réfléchir de telle sorte qu’il soit adapté aux participants, mais aussi pour qu’il soit utile pour la suite de votre séance. Votre objectif doit être clair en fonction de vos priorités:

  • développer la cohésion du groupe,
  • favoriser la pensée divergente,
  • initier le passage à l’action. 

Une durée limitée 

Un icebreaker est généralement un exercice très agréable pour l’équipe. Mais attention de ne pas s’éterniser sur cette phase d’échauffement, car ce n’est pas l’objectif de votre atelier. Il est donc essentiel de faire court d’autant plus si votre séance ne dure qu’une demi-journée.

Icebreaker en réunion pour développer la cohésion du groupe

2 vérités et 1 mensonge

Défi : Parmi 3 affirmations, trouver laquelle est la fausse.

Déroulement :

  1. Inviter les participants à préparer 2 vérités et 1 mensonge les concernant. Privilégier des affirmations étonnantes.
  2. Proposer à un volontaire de se lancer.
  3. Demander au reste du groupe de se mettre d’accord et annoncer une réponse jusqu’à trouver la bonne.
  4. Puis passer à la personne suivante.
  5. À la fin de cet Icebreaker, marquer une petite pause autour d’une collation pour les laisser discuter entre eux : c’est l’occasion de continuer les échanges !

Un jour, j’ai fait …

Défi : Savoir identifier qui a fait quoi.

Déroulement :

  1. Demander à chaque participant d’écrire sur une feuille une phrase commençant par « Un jour, j’ai fait… ». Pour l’intérêt du jeu, préciser qu’il est souhaitable d’être original.
  2. Mélanger les papiers puis en tirer un au sort.
  3. Demander au groupe d’essayer de deviner qui a fait ce qui est écrit.
  4. Puis passer au papier suivant.

Icebreaker en réunion pour favoriser la pensée divergente

À quoi peut servir un élastique

Défi : Proposer 10 usages détournés pour un élastique.

Déroulement :

  1. Créer des groupes.
  2. Montrer un élastique ou une photo d’élastique pour bien s’entendre sur l’objet en question. En l’occurrence, il s’agit d’un élastique de bureau.
  3. Laisser chaque groupe réfléchir à des usages détournés.
  4. Puis chaque groupe nomme un rapporteur pour présenter à tour de rôle les propositions.
  5. Échanger avec le groupe sur l’exercice et éventuellement présenter quelques photos d’usage détourné que les groupes n’auraient pas trouvé.

Dessiner une pomme 

Défi : Représenter une pomme de 16 façons différentes.

Déroulement :

  1. Créer des groupes.
  2. Les placer devant des feuilles de paperboard segmentées en 16 cases.
  3. Demander à chaque groupe de proposer 16 façons différentes de représenter une pomme.
  4. Un rapporteur de chaque groupe présente la production d’idée à tour de rôle.
  5. Échanger avec le groupe sur l’exercice et éventuellement présenter quelques solutions étonnantes auxquelles les groupes n’auraient pas pensé.

Comment produire un cube

Défi : Lister 10 façons de fabriquer un cube.

Déroulement :

  1. Créer des groupes.
  2. Demander à chaque groupe d’écrire sur une feuille des modes de réalisation. Leur demander de privilégier des procédés de production originaux.
  3. Demander à chaque groupe de présenter par un rapporteur ces 10 propositions.
  4. Échanger avec le groupe sur l’exercice et éventuellement présenter quelques solutions étonnantes auxquelles les groupes n’auraient pas pensé.

30 cercles, 30 objets

Défi : Dessiner un maximum d’objet dans chaque cercle.

Déroulement :

  1. Créer des groupes.
  2. Distribuer une feuille avec 30 cercles.
  3. Demander à chaque groupe de dessiner un objet qui s’inscrit dans chaque cercle. Préciser que les objets doivent être différents.
  4. Compter le nombre de cercles remplis et la diversité des idées.
  5. Échanger avec le groupe sur l’exercice. Faite passer le message que la quantité est importante, mais qu’il ne faut pas oublier la créativité.

Icebreaker en réunion pour initier le passage à l’action

Le challenge de la guimauve

Défi : Construire la plus haute construction possible.

Déroulement :

  1. Créer des équipes.
  2. Distribuer le matériel : spaghettis, scotch, ficelle, ciseaux et une guimauve.
  3. Annoncer les règles de construction : la construction doit être stable et la guimauve doit être au sommet.
  4. Fixer un temps limité et donner régulièrement le temps restant.
  5. Une fois le temps écoulé, mesurer la hauteur de chaque édifice et nommer l’équipe gagnante. Vous pouvez aussi donner un prix pour la construction la plus originale (à clarifier au début du défi).
  6. Créer un moment de partage pour que chaque équipe puisse exprimer ses difficultés lors de la construction.

Ne pas casser l’œuf

Défi : Lâcher un œuf d’une hauteur d’un mètre sans qu’il se casse.

Déroulement :

  1. Créer des équipes.
  2. Distribuer le matériel : un œuf, des feuilles de papier, ficelle, autre matériel « inutile » pour créer de fausses pistes (vous n’êtes pas à l’abri d’être surpris par une proposition étonnante !)
  3. Annoncer les règles du jeu : utiliser le matériel pour éviter que l’oeuf se casse par terre en le lâchant d’une hauteur de 1 mètre.
  4. Fixer un temps pour la préparation.
  5. Procéder au test : roulement de tambour … !
  6. Si plusieurs équipes réussissent le challenge, vous pouvez augmenter la hauteur jusqu’à 2 mètres.

La bougie fixée au mur

Défi : Fixer une bougie sur un mur avec les moyens du bord.

Déroulement :

  1. Créer des équipes.
  2. Distribuer le matériel : une petite boîte en carton remplie de punaises, une bougie et des allumettes. Il est important que les punaises soient dans la boîte, car l’idée est de ne pas rendre trop évident le fait d’utiliser la boîte comme support de la bougie ! 🙂
  3. Annoncer les règles du jeu : la bougie doit tenir verticalement accrocher au mur (se servir si possible d’un panneau en liège pour ne pas abîmer le mur). Rappeler que tous les éléments fournis peuvent être utilisés.
  4. Fixer un temps pour la préparation.
  5. Vérifier le résultat : la bougie doit tenir au mur.
  6. Créer un moment de partage pour que chaque équipe puisse exprimer ses difficultés lors de la construction.

Et maintenant ?

Si vous proposez un Icebreaker en réunion, le plus important est de vous rappeler que cela doit rester un jeu. L’idée est de permettre à chaque participant de libérer son génie créatif et de retrouver son âme d’enfant. C’est ce qui permettra au groupe de lâcher prise et de pousser l’exercice créatif au-delà de ce que vous auriez pu imaginer.

Le mieux évidemment est d’en proposer un et de passer à l’acte. N’ayez pas peur de le faire, vous verrez que les participants en seront très contents. Voyez cette démarche comme un investissement en temps que vous récupérerez sur la productivité de la séance créative et la qualité des idées produites.

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